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Pendant bien longtemps je définissais mon état sauvage à un état de « maudite folle ». Il m’en a pris du temps avant de permettre cet état car force d’admettre que chaque fois que je m’y retrouvais ne sachant pas comment la gérer elle n’était que source de dommages collatéraux. TSÉ une femme qui se fâche sans trop crier garde et que même elle ne sait pas d’où ça vient (en surface) et que l’excuse la plus facile c’est de mettre ça sur la faute des hormones :)

Aujourd’hui je me permets pleinement d’honorer cet état lorsqu’elle se présente car c’est à travers elle que je touche davantage à mon authenticité, que je me reconnecte avec l’essentiel et que je permets à ma conscience de s’éveiller davantage pour m’ouvrir aux mouvements imprévues de la vie. Un peu comme le voyageur explorateur qui s’arrête pour regarder à quel endroit il se trouve dans son exploration et qui ré-évalue sa position et son parcours face à des intempéries non prévus.

Voici quelques exemples de l’état à laquelle je résistais que j’ai transmuté dans l’acceptation:

Non domestiqué, non apprivoisé :
Je me donne le droit de ne pas suivre des shémas pré-conçues ou des programmations quelconques du genre je devrais toujours avoir un humeur immutable même si autour de moi parfois le mouvement est intense…

Permettre ce qui vit en moi pour mieux le sentir pour m’assurer de transformer le moins bon en bon avant de l’intégrer et de le transmettre même si parfois malgré tous les outils et les belles possiblités que je détiens en moi je suis encore affectée par certains mouvements plus forts que d’autres mais tout comme l’arbre même si je sais que mes racines les plus profondes ne peuvent être atteintes il se peut que des vents plus violents viennent tout de même ébranler certaines branches en surface. Par ce fait je refuse de suivre des shémas pré-conçues qui ne conviennent pas à mes convictions et ce même si malgré mon respect je dérange certaines tribus de ce monde. Je respecte les variations de mon humeur et je tente du mieux que je peux de ne pas les faire subir à autrui d’où ma nécessité de me retirer seule lorsque nécessaire pour reprendre contact avec mes racines profondes.

Primitif :
Ce qui est primitif c’est ce qui vit en nous et ce qui n’a jamais changé dans ce monde peu importe l’évolution, peu importe les règles implantées, peu importe les modes. Ainsi je me permets de laisser mon instinct me guider vers mes réels besoins car mes valeurs font partie de ce qui a et ce qui sera toujours à la base de l’humanité. L’amour, la joie, la force, le courage, la fierté n’ont pas été inventés par des personnages quelconques elles ont simplement été permis par certains humains plus que par d’autres puisque qu’au départ nous les détenons tous dans notre instinct « primitif ». Je suis donc fière d’honorer mes racines primitives quitte à faire partie de la tribu des illuminés, des dinosaures, des quétaines peu m’importe l’étiquette que les autres s’autorisent à me donner tant que je reconnais fièrement ma tribu (mes valeurs).

Asociale :
Ces moments où en parfait accord avec notre source profonde on se sent en total désaccord avec certains mouvements de la société et que l’on se permet en toute liberté de ne pas suivre la masse, ces moments où l’on a aucune envie de voir qui que ce soit parce que l’on a besoin de faire un ménage, ces moments où l’on se permet d’être bien avec soi même pour se déposer où, quand et comme on le veut, ces moments où l’on a juste envie d’entendre le silence pour mieux ressentir ce qui vibre en nous, ces moments où l’on caresse notre solitude car c’est avec elle que l’on se sent réellement écouté et que l’on comprend qu’on est pas seul, ces moments où l’on se reconnecte avec notre source pour mieux se régénérer, ces moments qui ont tant à t’apporter.   Devrais-je me sentir coupable d’être insociable à l’occasion ?

Non cultivé :
Est ce que les fleurs sauvages poussent moins bien que les fleurs qui ont été cultivées ? Une chose est certaine c’est qu’elles évoluent chacun à leur façon. Moi j’aime bien être cette fleur sauvage qui est en parfaite symbiose avec la nature et qui se laisse nourrir par les miracles de la vie sans attendre après qui ou quoi que ce soit pour semer davantage autour de moi ce qui ne m’empêche pas de trouver les fleurs cultivées tout aussi jolies et d’évoluer dans un même environnement avec respect.

Et bien voilà d’où l’état sauvage force d’admettre que ça peut faire un peu hors du lot et que combien j’ai erré clandestinement à travers cet état. Combien de fois ai-je été déclaré non conforme pour adhérer à certaines tribus et encore aujourd’hui et ce malgré que chaque fois que j’ai voulu être acceptée je fesais place à davantage de dommages collatéraux, ce qu’aujourd’hui je ne permets plus dans mon monde… le combat et la résistance à ma nature profonde. Si pour me faire aimer ou accepter je dois faire semblant d’être la personne parfaite avec une humeur, une situation, une image égale… OUF juste à écrire ces mots le cœur me bat…ce cœur que j’aime tant qui me rappelle à quel point il ne veut pas revivre de vieux pattern d’un passé qui n’est plus.

Et force d’admettre que lorsque j’étais dans cet état sans compréhension de mon entourage je me tapais dessus à n’en plus finir ce qui alimentais davantage les critiques et les jugements d’autrui puisqu’ils étaient en fait le propre reflet de ce que je n’acceptais pas en moi.

Aujourd’hui je TENTE de l’exprimer du mieux que je peux, lorsque je suis dans mon « clan-desti-sauvage » je le dis ouvertement et j’honore grandement cet état comme une puissance quelconque qui a des enseignements à me transmettre et ainsi je re-créer mon espace pour être prêt à retourner dans la société avec plus d’ouverture à tout ce qui est.

Voilà et aujourd’hui est l’une de ces belles journées où je me retrouve dans mon « clan-desti-sauvage » que je vous partage car je sais que je ne suis pas seule à qui cet état rend parfois visite donc plutôt que de lui fermer la porte au nez et de l’ignorer pour qu’elle revienne frapper de plus en plus fort… ACCUEILLONS-LA et écoutons ce qu’elle a à nous dire.

Et à la finale à chacun sa tribu (ses valeurs) tant que l’on se respecte il y a assurément une place attitrée à chacun de nous pour contribuer à un monde pleins de belles couleurs et donc plus beaux.

Et avec une touche d’humour… je dis bien humour 😉
Tout droit réservé du clandestipedia…définition de Clan-desti-sauvage
État sauvage authentique pleinement assumé èrant dans l’intemporel dans le but de préserver le territoire fondamental d’un clan menacé.

Peace, luv et vivement le «clan-desti-sauvage» xxx

Avertissement :
Lorsque quelqu’un vous admet ouvertement sa « clan-desti-sauvage » il est préférable de ne pas empiétter sur son territoire le temps qu’il transmutte l’état, au risque de vous faire mordre 😉

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