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Je suis une maman de 3 grands enfants maintenant jeunes adultes pour 2 d’entres eux.  Je sais que ce que je vais écrire va peut être en choquer quelques unes… mais si vous le lisez dans le « détachement » que cela ne vous appartient pas…peut être l’entendrez vous d’une façon qui pourraient vous parler aussi autrement à chacun notre façon d’aimer.

Je suis cette maman qui lorsque mon premier enfant est venu au monde s’en est approprié aussitôt, à un point tel que je n’osais laisser personne le toucher de peur qu’il l’échappe et le casse et c’est peu exagéré… que de froids j’ai eu avec ma belle mère qui tentait de faire comprendre à mon conjoint que ce n’était pas normal.

J’étais cette maman que vous avez peut être déjà vu dans les lieux publics partir à crier au « meurtre » comme une hystérique croyant avoir perdu l’un de ses enfants alors qu’il était juste derrière ou à côté d’elle.

J’étais cette maman qui ne voulait pas qu’ils partent avec autrui en voiture car j’imaginais toujours le pire… en fait j’imaginais toujours le pire là où je n’étais pas pour les protéger.

Jétais cette maman qui criait chaque fois qu’ils s’amusaient sur le trempoline ou en vélo parce que…j’imaginais toujours le pire.

Je suis cette maman qui avec le papa a investit des milliers de dollars par année dans l’école qui était la plus renommée pour que nos enfants réussissent.

Je suis cette maman qui malgré toute la protection portée vers mes enfants a un jour vécu ce que je n’avais pas prévu dans les plans de mes enfants…  Dès leur jeune âge adulte pris dans un tourbillon imposé de mes faillites et la séparation de moi et leur père, ils se sont permis de faire leurs propres expériences profitant de ce moment pour sortir de leur prison de verre… une façon d’exprimer leur tristesse et leur incompréhension.

Jusqu’à un certain passage où l’un d’eux s’est retiré sans nous dire où il était, en me laissant juste une fois de temps à autre des petit signes de vie me coupant de toute communication avec lui… pendant 3 semaines.  Je me rappelle que j’étais dans une pente remontante de toutes mes pertes matérielles et que je m’étais convaincu que maintenant je connaissais le « détachement ».  Je me rappelle dès ce moment à avoir commencé à ressentir des contractions toutes les nuits, mon amoureux me disait que je devais aller à l’hôpital et que ce n’était pas normal.   Je me rappelle que je me suis coupé à toutes formes de vie à en négliger les 2 autres.   Et je me rappelle ce jour où il est revenu, croire ou ne pas croire, j’avais fait le choix de relever la tête et de regarder le ciel en criant haut et fort… SVP je veux vivre envoi moi un signe… et que le téléphone a sonné au même moment et c’était lui qui me demandait d’aller le chercher.

Je me rappelle que j’étais comme une zombie ne sachant pas comment agir puisque chaque moment de leur vie nous avions toujours des leçons à leur transmettre sous forme de moral lorsqu’il faisait des gestes inconvenables.

Et j’ai écouté mon cœur plutôt que mon mental et c’est à travers l’accompagnement de mon enfant pour qu’il retrouve la lumière que j’ai appris un jour à me détacher de lui.

En fait j’ai dû couper le cordon car au lieu de les protéger je les étranglais et je les empêchais de faire leurs propres expériences pour les rendre responsables de leurs faits et gestes.   Et du coup à force de les garder symboliquement dans mon ventre… ils prenaient tout mon espace de vie ne laissant aucune place à la femme que j’étais…J’étais lourde et je devenais de plus en plus « malade » psychologiquement… tellement lourde que je me « figeais » à travers trop d’actions qui ne laissaient aucune place pour réaliser que cela n’avait rien de sain.

Ce jour où j’ai dit à mon enfant alors qu’il pleurait en disant que la vie s’était de la « marde »…

« Aujourd’hui j’ai envie de te dire MERCI…. MERCI de m’avoir appris qu’est-ce qu’était l’amour avec détachement.  Je me rappelle de cette professeur de yoga qui nous parlait de l’amour avec détachement lorsque tu étais dans mon ventre et que je me disais carrément …espèce de folle, il faut vraiment pas avoir eu d’enfant pour parler d’amour avec DÉTACHEMENT …

Aujourd’hui je viens de comprendre le sens de ses paroles…parce que je t’AIME à un point tel que tu ne peux imaginer, d’où je t’aime assez pour te dire de déprogrammer tout ce donc on a programmé en toi et qui ne correspond pas à tes valeurs de cœur.  Tu es maintenant un adulte et tu as le droit d’entendre ta voix réelle et de l’écouter et ce, même si cela ne correspond pas à nos attentes.  En fait je t’aime tellement que je n’aurai plus d’attente envers toi car ta vie ne m’appartient pas.  Je t’aime aussi tellement qu’à partir de maintenant tu dois réaliser que tu sera entièrement responsable de tes faits et gestes, donc si tu devais aller en prison un jour (je devais lui faire une image palpable)… j’irai te voir et je continuerai à t’aimer comme je t’aime MAIS je ressortirai à chaque fois et je poursuivrai ma vie quoi que le cœur parfois triste de ta situation mais je ne me culpabiliserai pas pour ce geste que tu as toi même choisi.

Je veux que tu saches que peu importe tes histoires je serai toujours là pour les écouter SANS jugement même si parfois je me permettrai avec ta permission de te partager ma vision en te rappelant toutefois qu’elle ne t’appartient pas et que la décision finale te reviendra toujours.  Mes bras et mon cœur seront toujours présents pour vous recevoir et pour vous donner l’amour inépuisable que je porte en moi… je la porte en moi car j’ai accepté de me détacher et de faire place à cet amour pour moi avant tout…pour pouvoir mieux vous accompagner.

Et bref…l’histoire est plus longue mais à partir de ce moment j’ai vu la lumière dans les yeux de mon enfant…une lumière que je n’avais pas vu depuis longtemps, la lumière de son âme, de son cœur… et cette lumière s’est répandue avec le temps dans tous les plans de sa vie…car il avait fait le choix de choisir le côté lumineux plutôt que le côté sombre.  Et j’ai compris que même si sur le coup il ne l’a pas réalisé…je venais de faire le plus beau cadeau qu’une mère puisse faire à son enfant et à elle même…nous LIBÉRER dans l’AMOUR avec DÉTACHEMENT.

Et vous savez quoi mes enfants ont une confiance inébranlable en moi, ils me racontent tout car ils savent que je ne les jugerai pas même si parfois je leur partage ma vision de la situation. Ils apprennent à communiquer à partir du cœur et ça selon moi ça vaut beaucoup plus que les milliers de dollars investit dans une école renommée.   Ils ont le goût d’être avec moi en tant que mère qui leur apporte soutien, amour, encouragement, écoute, guérison, refuge … d’où je tiens à demeurer leur mère plutôt qu’une amie.

Du coup je ne suis pas mes enfants, je ne suis pas leur succès, je ne suis pas leur réussite, je ne suis pas leurs erreurs, je ne suis pas leur souffrance… mais en moi à travers cette amour avec détachement je peux y puiser le courage et la force de les accompagner sans toutefois m’attribuer leur vie.

Je n’ai nul besoin de mettre une étiquette sur ce qu’ils font pour me donner de la valeur ou leur donner de la valeur car en fait je sais ce qu’ils sont au fond d’eux et je sais que mon sang coule dans leur sang…et je sais que cette puissance de force et de courage d’oser ETRE et d’oser AIMER s’est transmis en eux pour qu’ils osent eux aussi l’amour avec détachement pour leurs futurs progénitures et dans leur relation avec les autres… car c’est ainsi que le réservoir de l’amour est inépuisable.

Et à la finale, aujourd’hui je sais que le pire peut arriver car certains mouvements de la vie sont incontrôlables et incompréhensibles du coup ici maintenant je ne laisse plus le mental me figer par cet illusion…et si il se présentait nous nous accompagnerons dans cette puissance d’amour pour que la vie se poursuive.

JE LES AIMES comme jamais je n’avais osé M’AIMER avant…parce que l’un ne vas pas sans l’autre.

À mes amours vous n’êtes pas toute ma vie mais vous en faites partie pour toujours tout comme je fais partie de la vôtre…pour des cycles et des cycles dans le ici maintenant comme dans l’au-delà.

MAUDIT QUE JE VOUS AIMES xxx

Linda Harrisson

thérapeute corps et esprit

info@laclandestine.me

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